
On vous a concocté une petite « tradaptation » (comprendre un article à mi chemin entre l’adaptation et la traduction, n’est pas bilingue qui veut…) d’un article très intéressant reportant les résultats d’une étude menée par Anderson Analytics ayant pour sujet ce que les réseaux sociaux divulguent comme informations concernant les habitudes de ses utilisateurs.
On y apprend donc que les utilisateurs de Twitter sont plus intéressés par le sexe que la moyenne d’utilisateurs de Facebook, MySpace ou LinkedIn, que ceux qui apprécient LinkedIn sont ceux qui regardent davantage de « feuilletons mélo » et que les aficionados de MySpace ne font pas d’exercice.
Qu’importe le réseau social que vous préférez utilser, il connait - et divulgue – beaucoup de choses sur vous. Cela peut occasionner des surprises chez certain d’entre vous à lecture de cet article.
N’oubliez pas de prendre en compte que cette étude a été conduite aux Etats-Unis et que les résultats seraient sans doute différents si elle était menée à l’heure actuelle en France pour de raison très simple : Twitter est encore considéré comme un épiphénomène touchant une faible partie des français alors qu’aux Etats-Unis le microblogging est plus ou moins entré dans les mœurs.
Cette nouvelle étude réalisée par le cabinet Anderson Analystics nous aide nous « marketeux » a identifié les intérêts, les habitudes d’achats, le mode de consommation de médias des utilisateurs de réseaux sociaux.
L’étude s’est basée sur les profils démographiques et psychographiques à la fois des utilisateurs et non-utilisateurs de réseaux sociaux.
Aujourd’hui 110 million d’américains – 60 % de la population – utilise les réseaux sociaux. Alors que cela peut déjà sembler considérable ce chiffre est pourtant relativement conservateur dans le sens où au lieu de recenser les utilisateurs uniques ou chaque personne ayant un compte, l’étude Anderson ne prend en compte que les personnes ayant utilisé les réseaux sociaux au moins une fois au cours du dernier mois.
Les utilisateurs passent beaucoup de temps sur les réseaux sociaux. En moyenne les utilisateurs de réseaux sociaux s’y rendent 5 jours par semaine et s’enregistrent quatre fois par jour pour un total d’environ une heure par semaine. Une catégorie de « super-connecté » reste connectée toute la journée et sont constamment entrain de checker leurs comptes : cette catégorie représente 9 %.
Le ressenti des utilisateurs de réseaux sociaux vis-à-vis des marques online est plus positif que ce que les chercheurs pensaient. En effet, 52 % des « social networkers » (un peu de « franglais » pour éviter de répéter 36 fois les « utilisateurs de réseaux sociaux » !) sont « amis » ou sont devenus fans d’au moins une marque. Lorsqu’on leur demande si voir une marque sur un réseau social leur semble plutôt positif ou négatif par rapport à la marque, ils sont 17 % à trouver cela positif et 19 % négatif.
Les 64 % restant sont neutres ou s’en moquent. Lorsqu’on leur demande s’ils souhaiteraient davantage de communications en provenance des marques, 45 % restent neutres, 20 % le souhaite et 35 % disent non.
Les utilisateurs de réseaux sociaux en général
Cette étude relègue au rang de mythe le fait que les utilisateurs de réseaux sociaux usent justement de ceux-ci dans le but de doper leurs égos et leurs réputations avec de « faux » amis. Mais la vérité est ailleurs… selon l’étude, la priorité n’est pas de se bâtir un réseau mais plutôt d’entretenir l’existant. Près de la moitié (45 %) dit se lier exclusivement avec de la famille et des amis, 18 % seulement avec les personnes qu’ils ont déjà rencontré offline.
Ce qui veut dire que les 2/3 ne se lient qu’avec des personnes qu’ils connaissent offline…je ne sais pas vous mais chez nous cela soulève l’interrogation !
Malgré tout il reste des « fake-frienders » pour entretenir le mythe : 10 % des personnes interrogées avouent se mettre en relation avec chaque personne le souhaitant.
Un autre mythe est démenti : non la plupart des utilisateurs ne font pas perdre de temps à l’entreprise. Seulement 15 % se connecteraient sur les réseaux sociaux au travail…(sic)
Un top trois de leurs centres d’intérêt a été établi : la musique, les films et les sorties entre amis. Ils utilisent les réseaux sociaux principalement pour rester en contact avec leurs amis, la famille ou les « camarades de classes ».
Là encore c’est sans surprise que l’on apprend que les « social networkers » font davantage de chose sur le net que les non-utilisateurs, ils sont également quatre fois plus bavards lorsqu’ils viennent pour commenter une discussion sur un forum, rédiger un billet ou uploader des vidéos.
Cette étude a permis de définir quatre typologies de profils au sein des utilisateurs de réseaux sociaux : les « business users », ceux qui recherchent avant tout le fun, les experts des médias sociaux et les « suiveurs » un peu retardataires.
Les experts ont bien entendu le groupe clé – pas seulement à cause de leurs haut-revenus et de leur pouvoir de décision dans les entreprises – mais aussi parce que leurs « empreintes » social-media peut faire d’eux des alliés pour les marques, voir des évangélistes selon Anderson.
Ceux qui cherchent avant tout le fun sont également une catégorie importante car ils représentent une certaine forme de transition avant de devenir expert (comme il existe une transition entre étudiants et employés).
Les non-utilisateurs de réseaux sociaux
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ceux qui dédaignent les réseaux sociaux ne sont pas des personnes qui détestent la technologie.
En réalité, ils passent autant de temps sur le net que les « social networkers ».
Les trois raisons qui font qu’ils n’utilisent pas ceux-ci : ils n’ont pas assez de temps ; ils pensent que ce n’est pas sécurisé ou ils pensent tout simplement que c’est stupide.
Les deux premiers groupes – qu’Anderson appelle les « time-starved » et les « concerned » - pourraient éventuellement se convertir aux réseaux sociaux, c’est par contre peine perdue pour le dernier groupe : 94 % disent qu’ils n’en utiliseront jamais.
22 % des « time-starved » envisagent de s’y mettre d’ici 3 mois et 27 % d’ici un an – lorsqu’ils auront le temps pour cela. Ils sont davantage intéressés par le divertissement, la musique, les films, le sport…
Ceux qui ont peur pour leur vie privée – les « concerned » - sont de plus en plus vieux (1/3 sont retraités) cependant ils reconnaissent la valeur des réseaux sociaux et envisagent d’en devenir utilisateurs lorsqu’ils se sentiront plus en en confiance.
Les « non-users » n’achète pas autant en ligne que les utilisateurs de réseaux sociaux mais visitent davantage des sites de revendeurs comme Ebay et Amazon.
Les « Facebookers » ou « Facebookiens » (selon votre attachement à la langue française ou votre attrait pour l’anglicisme)
Selon l’étude, ils seraient 77 millions et ont plu ou moins les même centres d’intérêt que les utilisateurs de Twitter, MySpace ou encore LinkedIn (parmi 45 catégories, seuls l’actualité nationale, le sport, les voyage, maison et jardin sont des centres d’intérêt un peu plus élevé que la moyenne mai seulement d’1 ou 2 %).
Facebook est justement dans la moyenne car c’est le réseau ayant le plus d’utilisateurs.
Ils sont plus souvent mariés (40 %), blancs (80 %) et retraités (6 %) que les autres utilisateurs de réseaux sociaux. Ils ont le deuxième revenu moyen avec 61 000$.
Les utilisateurs de Facebook sont légèrement plus âgés et sont plus « lents » à adopter les médias-sociaux mais ils ont également plus fidèles au site : 75 % déclarent que Facebook est leur site favoris, 59 % disent avoir augmenté leur utilisation du site au cours des 6 derniers mois.
Les « Twitterers » ou « Twitteriens »
Soyons fiers, les Twitteriens sont considérés comme étant le groupe des « super-users ».
Les utilisateurs de Twitter s’intéressent à davantage de chose que les autres mais particulièrement dans le domaine des restaurants, du sport, de la politique, de la religion, mais aussi de la finance.
Ils apprécient particulièrement la « culture pop » : musique, films, TV et lecture. Leurs habitudes d’achats en sont d’ailleurs le reflet : ils achètent davantage de livres, de films, de chaussures et de cosmétiques online que les autres groupes.
Les Twitteriens/Twitterers ont aussi la fibre entrepreneuriale. Ils utilisent beaucoup ce service pour promouvoir leurs blogs ou leurs propres business.
Beaucoup sont employés à temps-partiel (16 % contre 11 % en moyenne) avec en moyenne un salaire 58 000$, 28 followers et ils suivent environs 32 personnes.
Ils ne sont pas particulièrement attachés au site bien que 43 % ne pourraient pas vivre sans Twitter…
Notre avis en quelques mots :
Si cette étude est très intéressante il est néanmoins difficile d’appliquer ces résultats à la France. Beaucoup de points ont soulevé chez nous l’interrogation – voir la suspicion quant à l’honnêteté des répondants… Que celui qui ne s’est jamais connecté à Facebook, Twitter,… au boulot lève le doigt !
Votre avis nous intéresse : qu’en pensez-vous ?
Pour ceux qui veulent pousser plus loin : la suite de l’article (en anglais) sur http://adage.com/digital/article?article_id=137792
Cet article a été publié
le
Vendredi 10 juillet 2009 à
17:03 et est classé dans
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